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André BURCKEL Pharmacien biologiste
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La Prévention par la Nutrition | Mieux vaut prévoir et prévenir que guérir | La mise à l'index de la supplémenation | Réflexion sur les VOS | Biologie individualisée, Santé et Pratique préventive | Des recommandations hygiéno-diététiques | Des preuves de prévention des cancers

La Prévention par la Nutrition est florissante et mûre

Les preuves sont là
 
On peut non seulement se faire plaisir en mangeant mais il parait qu’on peut aussi se faire du Bien. Il était temps qu’on nous en apporte la preuve. Merci aux âmes charitables qui ont accepté de payer pour voir.
 
Il y a eu une longue période de vaches maigres : l'alimentation, pour Prévenir certaines maladies, ça se saurait. Et depuis peu, la période des vaches grasses. Verdict : on peut Prévenir 30 % des cancers, 50 % des infarctus mortels, 40 à 50 % des dégénérescences maculaires liées à l'âge, 70 % des morts subites d'origine cardiaque...
 
 Incroyable, l'arroseur arrosé : on n'a jamais été aussi malade de la « mal bouffe » et on n'a jamais été aussi bien portant qu’en mangeant Sainement. Et tout ça au même moment. Il y a au moins une certitude criante justifiant ce constat : le contenu en monnaie sonnante et trébuchante de notre portefeuille conditionne un état de santé soit florissant soit instable.
 
Il y a de quoi être optimiste 
 
La Prévention par la Nutrition s'est vue décerner le Label Rouge de la Science. Premiers de la classe pour la prévention des cancers : les vitamines, les oligoéléments et une myriade d’autres micro-constituants contenus dans les fruits et légumes. Premiers de la classe pour la prévention des morts subites d'origine cardiaque et de l'infarctus mortel : les oméga 3, éléments contenus dans le gras des poissons. Premiers de la classe pour la prévention pour la dégénérescence maculaire liée à l'âge : la lutéine et la zéaxanthine, 2 pigments contenus dans les épinards, les petits pois, les brocolis etc. Cette liste n'est évidemment pas exhaustive.
 
Faut-il occulter le côté obscur ?
 
Premier point : pour assurer une protection digne de ce nom, il faut apporter certains des aliments cités précédemment en quantité suffisante. Et cela n’est pas toujours évident.
 
Deuxième point : quantité suffisante, signifie avoir les moyens de se procurer de quoi satisfaire tous les préconisations en terme de protection. Et là il faut un minimum de sous.
 
L'adage, il vaut mieux être riche que pauvre se vérifie tous les jours dans le domaine de la protection vis-à-vis d'un certain nombre de maladies. Et comme il n’y a pas de bien plus précieux que d’être en Bonne Santé, il va bien falloir qu’on trouve, ensemble, des Solutions Santé adaptées à la majorité des bourses. C’est un des challenges de ce travail.
 
L’objectif : atteindre la meilleure Protection possible
 
Concernant l’objectif opération « atteinte de l’idéal », cette démarche a l’avantage d’assurer une position confortable aux scientifiques : ils connaissent, sur la foi de statistiques, de façon relativement précise, la quantité d’un nombre conséquent d’éléments protecteurs dont notre organisme a besoin pour assurer ses arrières vis-à-vis d’une grande majorité de maladies.
 
 J’ai donné, le nom de VOS (Valeur Optimale Santé) à cet objectif idéal à atteindre,  pour  qu’on soit sûr de toujours parler de la même chose et ainsi pouvoir communiquer plus aisément. Croyez-moi, les scientifiques qui ont phosphoré sur ce sujet ont fait fort. Je n’ai pas peur de dire qu’il s’agit de la découverte la plus précieuse qui soit pour celles et ceux qui ont le Désir de rester en Bonne Santé. Mais également pour la restaurer en cas de problème. Et aussi de Mieux Vivre…
 
Mais qu’est ce donc que la VOS ?
 
La VOS est la valeur à atteindre, en tel ou tel élément identifié comme étant performant dans la Prévention de certaines maladies, pour rentrer dans le Club des Protégé(e) s. La définition de la VOS comprend 3 notions qu'il est nécessaire d'expliciter avant d'aller plus loin : a) celle des valeurs idéales, à atteindre ; b) chaque élément ou groupe d’éléments, reconnu comme protecteur a sa propre VOS ; c) pourquoi déterminer ses propres niveaux de protection pour les comparer aux VOS.
 
-   Comment est calculée la valeur idéale, à atteindre?
 
 La valeur idéale est calculée à partir d’un groupe d’individus sur lequel on étudie les capacités de protection d’un élément ou d’un groupe d’éléments. On note le nombre de cas de survenue de tel ou tel problème de santé et si le nombre de cas est faible, surtout beaucoup plus faible que ceux se manifestant chez d’autres personnes du même groupe, alors on estime qu’on a une bonne idée du Niveau de Protection Optimal ou du moins de sa Tendance. Niveau de protection optimal ou VOS pour l'élément ou le groupe d'éléments, testé, dans telles ou telles études épidémiologiques ou d’interventions.
 
-   Que sous-entend Optimal ?
 
Optimal sous-entend : on ne peut pas faire mieux, concernant le niveau de protection estimé par rapport à l’élément ou au groupe d’éléments, testé. Concernant cet élément ou ce groupe d'éléments, testé, même si vous aviez une envie pressante d’en prendre plus, cela ne changerait plus rien au niveau de protection atteint, étant donné qu'il est déjà optimal. Bien au contraire, sans déflorer le sujet, cela pourrait entraîner un Excès en cet élément ou ce groupe d'éléments et il n'est pas rare que cet excès puisse, en retour, être responsable à son tour d’un problème de santé, qui ne sera pas forcément de même nature, que celui qui aurait pu être relié à un défaut de protection.
 
-   Il y a une VOS spécifique à chaque élément ou groupe d'éléments dits protecteurs
 
Un élément correspond à un micro-constituant (encore appelé micronutriment), isolé, parfaitement identifié et donné à une dose précise, fixe d’une fois à l’autre. On peut citer les vitamines (béta-carotène, lycopène, vitamines C, D, E, B9...), les oligo-éléments (fer, zinc, sélénium...), les minéraux (calcium, magnésium, potassium...), les acides gras (oméga 6, oméga 3...) etc.


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En première intention les scientifiques partent d'investigations faites sur le terrain (questionnaires et comportements alimentaires etc.) en essayant d'identifier des  éléments ou groupes d'éléments qui vous veulent du bien ou du mal. Le tri entre le bon grain et l'ivraie est certes une condition nécessaire, préalable, mais non suffisante. Elle ne permet en aucun cas d'affirmer que cet élément ou ce groupe d’éléments faisant souvent partie intégrante de catégories d’aliments bien identifiées est à la source (la cause) du bien ou du mal, en termes de Santé évidemment.

Après cette première étape, il faudra nécessairement passer à une deuxième phase, qu'on appelle étude d'intervention. On donne un placebo à la moitié des individus inclus dans l'étude et l’élément ou le groupe d'éléments à tester, à l'autre moitié. Pour avoir des résultats probants il faut beaucoup de personnes, du temps et un financement à la hauteur. Et les résultats tombent : effets bénéfiques, aucun effet, effets néfastes. Si c’est bénéfique et significatif c'est-à-dire présent chez beaucoup de personnes et avec un pourcentage de protection conséquent, et dans ce cas seulement, on peut conclure à l'effet direct de cet élément ou groupe d'éléments (la cause). Cela peut aussi être une tendance, mais pas significative, et dans ce cas il est recommandé de poursuivre, sur un mode relativement similaire, afin de pouvoir comparer. Ceci est surtout capital lorsque ces éléments, supposés protecteurs, lors des enquêtes préalables, se révèlent être néfastes. C'est déjà arrivé, et dans ce cas, il faut comprendre pourquoi.
 
-   Je veux des exemples, et encore
 
Des exemples, il y en a. Heureusement. Je ne vais pas tous vous les citer. De toute manière, pour qu’il n'y ait pas d'ambiguïté, seules les retombées pratiques en termes de Prévention des cancers seront abordées pour l'instant. Le reste ce sera pour plus tard. Depuis des années, quelques scientifiques clamaient haut, mais pas suffisamment fort pour être entendus, que l'alimentation était notre première source de Protection. Précédés en cela par une poignée de pionniers à la barbe blanche dont le grec Hippocrate qui m’avait livré, par fouille interposée, un paquet cadeau truffé du bristol suivant : « Que ta nourriture soit ta première médecine », et ironie du sort, la vôtre aussi. OUF, il n’y en avait pas que pour moi, je me serai senti un peu seul ! Et plus récemment le professeur Rostand, d’un trait de plume un tantinet provocateur : « Tout repas est une ordonnance, tout plat est pharmacodynamique ». J’aime moins, ça sent un peu le médicament. Mais surtout Ancel Keys dans les années 70 apportant la preuve formelle, de la prévention « hors normes » liée aux habitudes alimentaires millénaires des Crétois, dans le domaine des maladies coronariennes, mais aussi, dans une moindre mesure, vis-à-vis des cancers.

De fruits en légumes, accompagnés d'un effet d'annonce salutaire (du moins, je l'espère !), le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (FMRC) a pris position. Selon le FMRC, « environ un tiers des cas de cancers peuvent être prévenus par la consommation régulière de certains aliments, notamment d'origine végétale ». Pour atteindre les VOS dans la Prévention des cancers il est préconisé de «  consommer tous les jours 600 g de fruits et légumes » (ça peut aussi être 700 g un jour, 500 le lendemain, le compte y sera). Ces recommandations sont basées sur ce qu’on appelle des études épidémiologiques.

Est-ce que les études d’interventions ont également rapporté une protection de l'ordre de 30 %. Réponse de Normand : oui et non.



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Oui : a) dans l'étude SU.VI.MAX réalisée en France avec des oligo-éléments (zinc et sélénium) et trois vitamines (C, E, béta-carotène), d'origine non alimentaire, à des doses similaires à celles apportées par une alimentation diversifiée et équilibrée sauf pour la vitamine E. Durée 7,5 ans et globalement 31 % des cancers évités chez les hommes. Aucun effet chez les femmes ; b) dans un certain nombre d'études réalisées à travers le monde avec des effets protecteurs variables.


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Non, dans quelques études dont deux qui ont défrayé la chronique. Du béta-carotène pris à des doses de cheval, chez des fumeurs, a provoqué une augmentation des cancers du poumon de l'ordre de 25 %. 


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Aucune protection : c'était rageant pour les participants qui, pourtant, en avaient envie.

-   Mais pourquoi ces différences ?

Pourquoi ? A vous de chercher pendant un court instant. Surtout ne lisez pas tout de suite la réponse. Si vous ne trouvez pas, retournez d’abord à la case des VOS. Trêve de plaisanterie, ce qui serait préjudiciable, c’est que je n’atteigne pas mon double objectif, vous faire comprendre pourquoi et surtout les arguments, identifiant la raison pour laquelle il est intéressant de savoir, quand c'est possible, si vous êtes ou non dans les VOS des éléments identifiés comme étant protecteurs, dans ce cas vis-à-vis des cancers.

-   On veut Connaître le pourquoi ?

Admettons qu’on soit en présence d'une population dont on veut identifier la VOS en béta-carotène. Accrochez vous car les valeurs sanguines du béta-carotène d’une population tout venant peuvent aller de 0,16 micromole par litre à 1,60 micromoles par litre, soit un rapport de 1 à 10, c'est carrément le grand écart. Dans cet étalement de valeurs rencontrées dans une population tout venant il y a quelque part la VOS en béta-carotène. Mais où est Elle ? C'est précisément  un des objectifs principaux de ce type d’étude : découvrir les VOS d'un certain nombre d'éléments. Ici, ce sera celle en béta-carotène. Car, cadeau de la nature, avoir ces renseignements est Capital pour votre Santé.

Oui, cette découverte est déterminante dans le registre de la Prévention. C'est probablement la plus importante dans ce domaine. Même si d'aucuns pensent que je galèje, cette démarche a le mérite d'être « sans complexes », efficace (car validée +++) et sans embrouilles. Au sein des quelques certitudes qui m'ont accompagné dans mon parcours, celle-là m'a donné le baiser de la « VIE ». Chacun son tripe. Être dans la cible des VOS vous protège « Naturellement ». C’est ce qui s’est passé dans l’étude SU.VI.MAX où aucun effet de prévention vis-à-vis des cancers, chez les femmes, n’a pu être constaté. Les femmes incluses dans cette étude avaient des valeurs sanguines en béta-caroténe proches  ou dans la cible de la VOS en béta-carotène. Il en  était de même de leur statut en vitamine C en pôle position en terme de Protection.

 Être en dessous des VOS vous, nous éloigne de la zone de Protection. Pire, cela constitue ce qu'on appelle un facteur de Risque, ici un facteur de Risque de cancer. Et plus on descend et pire c'est. Cela me fait penser à l'image du labyrinthe dans l'Enfer de Dante, avec cette progression peu engageante : « Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure car la voie droite était perdue ». 


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À l'inverse, quand on se situe au-dessus, on pourrait se dire, tant mieux, je suis super bien protégé(e). Eh bien, non ! Tout excès est préjudiciable, l'exemple du béta-carotène évoqué précédemment est là pour nous le rappeler. Pour en finir avec le béta-carotène,  malmené ces temps-ci, un certain nombre de scientifiques ont été amenés à réfléchir pour comprendre d’où venait le problème, c’est chose faite, ils ont trouvé.

Ceci explique cela. Etude SU.VI.MAX oblige. 31 % des cancers évités chez les hommes. Heureux veinards, parce que, habituellement, ce ne sont pas les champions de la prévention. À leur corps défendant, ce fut de plein gré, à leur insu. 31 %, que nenni, 31% en moyenne. p En effet, quand on vous emballe l'affaire à 31 % à prendre ou à laisser, vous emportez sans demander qu’on vous rende la monnaie. Erreur on vous a dupé(e), car on vous a vendu une moyenne, la réalité statistique est toute autre : la protection allait, en fait, de 9 à 47 %. Illustration éclatante de l'importance des VOS : a) ceux qui ont bénéficié des 9 % de protection frôlaient les VOS (essentiellement celle en béta-carotène dans cette étude), ils étaient donc pratiquement dans la zone de Protection Optimale ; b) ceux qui ont crevé le plafond avec 47 % de gain en protection n'avaient aucune chance de voir la VOS, même avec un télescope. Et vous savez ce qui les a sauvés, c'est de se rapprocher des VOS, tout simplement en s’affranchissant du vide qui les empêchait d’être dans le peloton de tête. Vide = manquer de…= combler par…pour…= possibilité garantie de renflouer son Capital Santé. Rien à voir avec les actions cotées en bourse, qui n’offrent aucune garantie, bien au contraire.
 J'ai cité SU.VI.MAX, pour vous illustrer cette découverte à travers un exemple proche de nous (vous y avez peut-être participé(e)), mais de nombreuses autres études ont confirmé ce Constat. Quand on est dans la cible, dans la VOS, on est protégé(e). Quand on s'en éloigne, vers le bas ou vers le haut et plus on s'en éloigne, et moins on est protégé(e). Il est urgent pour vous, d'en tirer profit, et cette fois pour le Meilleur.

-   Etre ou ne Pas être dans les VOS ?

Biologiste, je suis ; biologiste, je resterai. C'est la faute, à mon jour de chance. Date anniversaire gravée dans mon disque mou, 9 octobre 2003. Rencontre espérée depuis 1980. Stop. Pouvoir proposer à une personne d'avoir une idée précise sur le fait qu'elle est ou non dans les VOS, a marqué définitivement ma quête d'Outils Prévisionnels.


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Comme vous l'avez compris, chaque individu à ses propres Niveaux de Protection. Pas grave, on peut partir du bas de l'échelle et atteindre le sommet. En combien de temps ? 6 à 12 mois ou parfois un peu plus. J'ai pour habitude de dire, il faut parfois perdre un peu de temps pour en gagner beaucoup par la suite. Et de changer une seule mauvaise habitude, à la fois, pour une bonne, mais à fond, vaut mieux que de vouloir tout bouleverser mais en dilettante. Il en est des changements alimentaires comme du reste, on n'en change pas comme de chemise. La détermination des Niveaux de Protection en relation avec les éléments identifiés comme ayant des effets Santé avérés donc validés est essentiellement réalisée sur le sang, parfois les urines.

Beaucoup de bruit pour Rien

Une publication « Récidive »

 Premier niveau d’alerte en 2004 : la prise d’antioxydants augmenterait le risque de mortalité. Deuxième niveau d’alerte en 2007 : la prise d’antioxydants accroitrait le risque de mortalité. Augmentation présumée : 5 %. Ce message est passé en boucle : le Lancet, le JAMA, le Figaro, le Monde...

Coupables ou non ?

Les présumés coupables : le béta-carotène (décidément !) mais aussi les vitamines A et E. La vitamine C a joué la carte de la neutralité et le sélénium a eu l’insigne honneur de repasser par la case départ, on lui a redonné une seconde chance voire une troisième.

Un brassage d’études : pas anodin

Cette publication n'est pas le fruit d'une étude comme SU.VI.MAX mais il s'agit d'un melting-pot de données issues d'assez nombreuses études, de préférence comparables, pour tenter de tirer de nouvelles informations, à l’aide d’outils statistiques adéquats. Faire en quelque sorte  du nouveau avec du vieux. Ça marche parfois. Mais c'est parfois un ratage complet. El là où cela devient gênant, c’est que ce loupé (ce qui a été le cas) soit malgré tout publié dans des revues qualifiées de prestigieuses. Car le message issu de ce loupé parcourant les ondes, a pu engendrer un sentiment de panique et laissera de toute façon des traces indélébiles. La preuve : il continue à être régulièrement mis en avant sans vérifier le bien-fondé de sa pertinence.

Un bel exemple d’amalgames

Pourquoi un ratage dans ce cas. Parce que les études brassées étaient par trop dissemblables. Exemples : les prises de béta-carotène pouvaient aller, d’une étude à l’autre, de 4 à 25 mg par jour, sachant que la dose autorisée par la législation européenne, dans les compléments alimentaires, n’est que de 4 mg ;  la vitamine E de 30 à 600 mg (dose autorisée 10 mg) etc. A doses différentes, effets modifiés, évidemment.

De même, certaine études ont duré 28 jours et d’autres 12 ans ;  les éléments antioxydants pris par les personnes pouvaient également varier selon les études. Et enfin il faut souligner certains points qui ont beaucoup pénalisé la crédibilité de ces publications. S’agissant de mortalité, il était prévu de chiffrer le nombre de décès. Dans ce décompte les auteurs ont aussi bien intégré les décès :

-  survenant dès les premiers mois de certaines études en les imputant d’office à la prise des éléments antioxydants. Cette démarche n’est pas cautionnable.

-  liés à 2 études dont j’ai déjà fait état par ailleurs. Prise de béta-carotène à raison de 30 mg/jour dans l’étude CARET et de 20 mg/jour dans l’étude ATBC, chez des fumeurs, avec augmentation respectivement de 28% et 18% des cancers du poumon. Ces 2 études ont apporté une information capitale, à graver dans le marbre : donner des doses de « cheval » à des personnes chargées en résidus de tabac a eu des conséquences désastreuses. A l’époque cela partait d’une spéculation, espérer protéger les fumeurs avec du béta-carotène (piste plausible, mais à des doses nutritionnelles) en forçant la dose comme pour un médicament (c’était une erreur). On le sait depuis 1994 et 1996, dates des 2 premières publications sur ces études, et il ne faut plus recommencer.

Cela n’a pas empêché les auteurs d’inclure les décès survenus dans ces 2 études dans le décompte global pour évaluer le risque de mortalité relié à la prise de ces éléments antioxydants. Comme ces 2 études avaient incorporé un nombre de personnes considérable (45 447), elles allaient tirer la couverture à elles représentant environ 50% des décès.

Un oubli caractérisé

Ce mode de calcul est définitivement biaisé, ce d’autant plus que les auteurs n’ont laissé aucune place, à d’autres études qui auraient dû être insérées. Notamment celle de Linxian (30 000 personnes prenant un complexe antioxydant pendant 5 ans) que tous les scientifiques, communiquant dans ce domaine, citent inévitablement : étude de qualité avec des résultats validés (protection générale vis-à-vis des cancers de 13% et de 21% envers le cancer de l’estomac ainsi qu’une diminution de la mortalité globale de 9 %, ce qui constitue le fond du débat).

Mon avis final

En résumé, les éléments antioxydants testés, rassemblés au sein de ce travail statistique,  n'entraînent pas d'augmentation du risque de décès. Mieux, le sélénium serait protecteur vis-à-vis du risque de mortalité. Il est fort probable que si les auteurs avaient brassé uniquement des études ayant préconisé des doses nutritionnelles d'éléments antioxydants et non des doses pharmacologiques, ces deux publications n'auraient jamais vu le jour…
 
Et les VOS, ou les concentrations sanguines inférieures ou supérieures aux VOS, ne cherchez pas. Inconnues au bataillon.
 
De l'Extrême au Banalisé

Une dernière couche pour définitivement vous faire prendre conscience de l'importance des VOS. Et là je vais sortir du domaine des cancers, alors que je vous avais certifié que je ne le ferai pas. Parole d'ivrogne, ivre de VOS !

-   Un exemple d'Extrême : le scorbut

Le scorbut est une maladie provoquée par une carence alimentaire en vitamine C. Carence =  absence totale de vitamine C ici, cela peut se voir pour tous les micronutriments. Toujours une maladie associée et dans les cas graves, c’est mortel.

-   Un exemple Banal : le goitre

Le goitre, problème endocrinien fréquent, consiste en une augmentation du volume de la glande thyroïde. Édifiant, 65 % voir plus de goitres sont liés à un déficit en un seul oligoélément, l’iode. Un manque, même modéré, en iode peut déjà induire la survenue de goitres dans l'enfance. Toujours plus fort : dans le canton de Berne il y avait en 1884, 54 % d'enfants d'âge scolaire présentant un goitre « visible ». En 1938, soit 16 ans après l'introduction du sel iodé, il n'y en avait plus que 8 %. Cela ne vous laisse pas rêveur. Complémenter en iode éradique une forte proportion de goitres, même en dehors de la Suisse c'est-à-dire chez nous et dans le monde entier. Le goitre ne tue pas, mais il n'y a aucune nécessité à le cultiver.

Il ne faut plus Banaliser les déficits en micronutriments

Un déficit est un manque en tel ou tel micronutriment, il en reste un peu ou moyennement à disposition. Alors que la carence est définie par le vide absolu, une absence totale de réserves. La carence donne lieu à une maladie bien identifiée. Le déficit, pas du tout, Tout est possible, mais on en sort rarement indemne.

Le concept de déficit nutritionnel a enfanté celui des VOS

Pour des raisons multiples dont celle d'une augmentation de la sédentarité etc. nous avons besoin de moins d'apports énergétiques. De plus les aliments transformés ou non, vu l’état de raffinement dans lequel ils nous sont livrés, ont perdu une grande partie de leurs micronutriments. Tout cela nous expose à des déficits. C'est le premier pas. Cela ne s'arrête pas là : les déficits auront des conséquences sur la vitalité de nos fonctions et de dérèglements en lésions, des maladies ou au minimum des altérations touchant à la qualité de vie peuvent élire domicile. Le même déficit peut déboucher sur des problèmes de santé complètement différents.
On a fait le tour. Les déficits vous éloignent plus ou moins des VOS, donc du bon fonctionnement de votre corps (sans oublier la tête) et de cette «  fameuse » Protection dont je vous parlais à propos des cancers.
Même si on ne tombe pas malade d'un déficit, il vous empêchera d'une manière ou de l'autre d'être à l’Optimum de votre forme, il vous en fera voir de toutes les couleurs. Il vous éloignera, avec certitude, du Mieux Vivre. Donc inutile de vous en accommoder.
 
Comment combler les déficits et atteindre les VOS

 Deux solutions :

-   Une Alimentation Saine

La condition nécessaire et suffisante, du moins concernant la prévention des cancers, 600 g de fruits et légumes. Quant aux déficits, pouvant engendrer d'autres maladies, il n'y a pas que les fruits et légumes qui sont à même de les supprimer. Cette manière de procéder frise l'idéal.

-   Une Complémentation

Cela ressemble un peu à un médicament sauf que le but est de se rapprocher le plus possible du nutritionnel : doses, extraits plus ou moins naturels etc. On appelle cela prendre des compléments alimentaires, pour compléter ce que l'alimentation n'aura pas pu vous apporter. Évidemment on n'en prend que si on a un déficit, objectivé par la biologie et le temps de pallier le manque.

-   Comment ? Ce que j'en pense

L'idéal, c’est évidemment une Alimentation Saine qui couvre tous vos Besoins et de plus c’est nettement plus convivial. Est-ce possible pour tout le monde ? Franchement. N.n. Il faut avoir un porte-monnaie bien garni, aimer toutes les sortes d'aliments etc. Et point que personne ne soulève jamais, donc je vais m'y coller : les aliments sont-ils toujours Sains ? Sont-ils parfaitement assimilés ? Parviennent-ils en quantités suffisantes aux endroits où ils sont censés être actifs ? Sont-ils « surconsommés » pour faire face à des dérèglements les sollicitant au sein de votre organisme ?

 Les hautes sphères de la Nutrition le savent mais elles préfèrent ne pas en parler parce que cela aboutirait à un message pour la collectivité, beaucoup trop complexe. Mais moi je m'entretiens, à mots non rompus, avec Vous. Le message pour tout le monde vous le trouverez sur des sites réservés à cet usage. Moi, j’ai le devoir mais surtout le plaisir, de tenir compte de vos spécificités c'est-à-dire de vos atouts mais aussi de vos faiblesses. Encore récemment une généticienne suggérait que lors des études sur l'influence des aliments concernant la santé il serait justifié de tenir compte de certaines prédispositions empêchant, selon les cas, certaines personnes de profiter pleinement des effets de certains aliments pourtant identifiés comme étant Bons pour la Santé.

Tout cela me laisse à penser qu'un message une Alimentation Santé « Uniquement » concerne certes tout le monde mais malheureusement n'est pas applicable par Tous. Donc je propose l'utilisation de compléments alimentaires, uniquement en cas de déficit, et le temps d’y subvenir, à toutes les personnes qui ne peuvent pas atteindre les VOS à travers une Alimentation Santé.

-   Et moi ?

 Tenez, même moi, j'en prends certains. Parce que je n'aime pas les céréales ; que je ne consomme pas d'huile de tournesol ni de graines germées ; que je ne bois pas beaucoup d'eaux minérales ; que les produits laitiers, c'est une fois par semaine, des fromages et ma sacro-sainte portion de beurre. Ah, j’oubliai et mon verre de vin, sans pain. Mais je compense en consommant plus que le quota en fruits et légumes, ce qui n’est pas une tare en soi. Je n’ai pas dit que j’étais un modèle. Mais  quand on aime on ne compte pas (un peu quand même), par contre quand on est en froid avec certains aliments, on fait le décompte.

Ah j’oubliais ! Pourquoi, je complète ? Je ne fais pas partie de ceux qui appliquent le proverbe « les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés ». Je me fais mes analyses une fois par an, et lorsque j'ai consulté mes premiers résultats, sans complémentation, la VOS de certains éléments n'était pas bonne. Je ne vais pas tout vous révéler mais par exemple celles en sélénium et vitamine E n'étaient pas terribles. Tant qu'à faire autant s'en préoccuper. Par contre celles en béta-carotène, lycopène, oméga trois... étaient parfaites.

-   Le début de l’autonomie

Et enfin comme toujours les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Ce n'est pas à la collectivité ni à moi de décider, mais à Vous. Vous pouvez apprendre à prendre ces décisions de la même manière que vous avez appris à lire et à écrire. Cet incontournable apprentissage de l’Autonomie reste de toute façon une condition nécessaire et suffisante pour y arriver. C’est possible. Au possible, on peut manifester le DESIR d’être tenu(e).

A. B.
Juin 2008


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